luc
27 avril 2009

Un journal peut-il être écolo?

Mon journal local de cette semaine, le Courrier du Sud, titrait « Votre Courrier du Sud devient un hebdo vert ». Wow, me suis-je dit, l’industrie de l’information prend enfin le virage technologique à la grandeur du Québec. Mon journal allait-il lancer une version web? Ou même carrément abandonner la copie papier? Allait-il proposer un modèle hybride original?

J’ai été déçu. La certification Éco Hebdos que le journal annonçait en grandes pompes constitue à mettre en pratique 4 points:

  • réduire au maximum la consommation de papier (dans les activités quotidiennes administratives) et acheter du papier recyclé
  • économiser l’énergie en fermant les appareils comme les ordinateurs après les heures de bureau et en achetant des ampoules fluorocompactes
  • recycler (le papier, les appareils informatiques, les vieux CD)
  • améliorer la qualité de l’air en utilisant entre autres des produits de nettoyage biodégradables et en installant des supports à vélo pour les employés

Je suis déçu parce que ces petits points sont presque la base dans toute entreprise, de nos jours! Et rien au sujet des tonnes de papier distribué dans les foyers qui finit invariablement aux poubelles (ou au recyclage, si on est optimiste, mais je ne gagerais pas là-dessus).

Cela dit, le Courrier du Sud a une version web. C’est déjà un excellent geste en regard des générations qui nous suivront et il faut l’en féliciter. Mais quand un grand consortium de journaux et d’imprimeries comme Quebecor (la maison-mère du Courrier du Sud) se targue d’être écolo parce qu’il applique le gros bon sens, je crie à la publicité trompeuse. Pour moi, un journal qui fait sa part pour respecter l’environnement, c’est un journal qui abandonne la publication papier ou qui, à tout le moins, investit pour encourager ses lecteurs à abandonner la version papier au profit de la version électronique. Il faut une réduction du tirage quelque part!