Marketing



marie-andree
19 novembre 2009

Une fois pour toute : Mythes et réalités de la balise META DESCRIPTION et META KEYWORDS

Il m’arrive encore de croiser des clients qui me demandent d’ajouter des meta tags dans leur site Web pour améliorer leur référencement. J’aurais pensé qu’en 2009 tout le monde saurait à quoi servent réellement ces balises. Mais bon…

Cet article s’adresse donc à tous les clients néophytes ou tous les novices dans ce domaine.

La balise meta description

La balise meta description, qui consiste à décrire le contenu de la page, est prise en compte par Google mais uniquement pour l’affichage des résultats. Cette balise n’a aucun impact sur le positionnement. Je répète, cette balise n’a aucun impact sur le positionnement. Il est donc inutile de penser qu’on peut améliorer le référencement en ajoutant cette balise dans les sites web.

Objectif premier : donner envie aux internautes de cliquer !

Une bonne balise meta description contribue à augmenter le taux de clic. Les moteurs en affichent environ 170 caractères. Cette balise doit être explicite et incitative à cliquer sur le lien. Il est important de noter que cette balise doit être obligatoirement différente sur chacune des pages puisqu’elle doit représenter le contenu de la page sur laquelle elle se trouve. Il est inutile d’y insérer une panoplie de mots clés. Cela changeras en rien le référencement.



Si votre site ne contient aucune balise meta description, Google se chargera d’en créer une pour vous. Il prendra, dans la balise body, le texte le plus rapproché … qui n’est pas nécessairement le plus « marketing ».

Je vous invite donc à rédiger des balises meta description au minimum sur vos pages d’accueil si vous n’avez pas le temps d’en faire des personnalisée sur chacunes de vos pages.

La balise meta keywords

La balise meta keywords, qui consiste à lister des mots clés, est complètement ignoré par Google.  Tout le monde ensemble : Cette balise est complètement inutile pour le référencement sur Google. Toutefois, d’après John Mueller, elle serait pris en compte par d’autres moteurs de recherche et/ou annuaires. Il n’est donc pas mauvais d’en avoir une personnalisée sur chaque page. Si j’étais vous, je ne passerais pas trop de temps là-dessus.

En conclusion

Si un « spécialiste » du référencement vous conseil fortement d’ajouter des meta keywords pour améliorer votre référencement sur Google, sauvez-vous en courant! Ou encore, si vous tombez sur un article qui promouvoit les bienfaits de ces balises pour le référencement, vérifiez la date de celui-ci :P

Pour plus d’information, consultez le Google Webmaster Central Blog.






pierre-paul
21 octobre 2009

World of Goo!

Un de mes jeux préférés sur Linux, World of Goo célèbre son premier anniversaire et la compagnie 2D Boy ont décidé de faire une petite expérience. Ils ont décidé de vendre le jeu au prix que le consommateur voulait le payer.

L’expérience a porté ses fruits, environ 57 000 téléchargements via leur site web. Ils ont déjà mis en ligne quelques statistiques qui démontrent que les gens paient le prix choisi non pas en fonction du produit, mais en fonction de leur porte-monnaie.

Comme 2D Boy le mentionne, beaucoup de personnes n’ont pas pensé qu’acheter le jeu 1 cent amène des pertes à cause des frais bancaires (les pertes sont absorbées par PayPal dans leur cas, mais moins les gens payaient, plus grand était la part de PayPal). Ils ont vu aussi une augmentation des ventes du jeu sur les autres plateformes de distribution (Steam et Wiiware).

Beaucoup de personnes l’ont aussi acheté pour avoir une deuxième licence, pour donner le jeu à un ami ou simplement avoir le jeu sous une autre plateforme. Le jeu fonctionne sous Mac OS, Linux et Windows. Lors de l’achat, le consommateur peut télécharger les trois versions, mais certaines personnes ont quand même décidé de payer le jeu plusieurs fois. L’autre chose étonnante, beaucoup de personnes l’ont acheté à petit prix pour voir pour tester le jeu complet plutôt qu’une démo, et ensuite revenir faire un don via PayPal (si les gens le font vraiment est une autre question…).

La promotion est en cours jusqu’au 25 octobre pour ceux qui seraient intéressés et je vous recommande fortement le jeu, au prix que vous voulez ;) .






marie-andree
3 juillet 2009

Du St-Hub 100% recyclable. Vraiment?

En ce beau vendredi, nous sommes allé luncher au St-Hubert Xpress et nous avions dans notre cabaret un joli petit papier tout glossy qui disait ceci :


Ma première réaction fut : Ils promeuvent le recyclage avec un papier… Ok, le papier est recyclable donc ce n’est pas si pire, à part que c’est des arbres en moins. Faut-il encore se demander si c’est vraiment pertinent de donner un papier à chaque client. De plus, «Comment trouvez-vous notre nouvelle 100% recyclable?» Il manque un mot ou ils veulent vraiment dire « notre nouvelle recyclable»?

Ensuite, je remarque que notre cabaret contient un napperon vierge en papier. Je me suis alors demandé pourquoi ils n’avaient pas fait d’une pierre d’un coup en y inscrivant leur nouvelle dessus? Bon d’accord, ils avaient surement tellement plein de napperons vierges qu’ils ne voulaient pas en imprimer de nouveaux.

Puis, après avoir bien mangé dans nos contenants recyclables, on se dirige vers la poubelle… pour y jeter nos supers contenants recyclables! Quoi? Pas de poubelle spéciale pour le recyclage?? Je me suis finalement dit que peut-être le département de marketing s’était trompé de terme et qu’ils désiraient plutôt nous aviser que leurs contenants étaient RECYCLÉS (contenant des matières recyclées) au lieu de RECYCLABLES (qui peut être recyclé).

Dring dring dring que désirez-vous? Hmmm…





luc
27 avril 2009

Un journal peut-il être écolo?

Mon journal local de cette semaine, le Courrier du Sud, titrait « Votre Courrier du Sud devient un hebdo vert ». Wow, me suis-je dit, l’industrie de l’information prend enfin le virage technologique à la grandeur du Québec. Mon journal allait-il lancer une version web? Ou même carrément abandonner la copie papier? Allait-il proposer un modèle hybride original?

J’ai été déçu. La certification Éco Hebdos que le journal annonçait en grandes pompes constitue à mettre en pratique 4 points:

  • réduire au maximum la consommation de papier (dans les activités quotidiennes administratives) et acheter du papier recyclé
  • économiser l’énergie en fermant les appareils comme les ordinateurs après les heures de bureau et en achetant des ampoules fluorocompactes
  • recycler (le papier, les appareils informatiques, les vieux CD)
  • améliorer la qualité de l’air en utilisant entre autres des produits de nettoyage biodégradables et en installant des supports à vélo pour les employés

Je suis déçu parce que ces petits points sont presque la base dans toute entreprise, de nos jours! Et rien au sujet des tonnes de papier distribué dans les foyers qui finit invariablement aux poubelles (ou au recyclage, si on est optimiste, mais je ne gagerais pas là-dessus).

Cela dit, le Courrier du Sud a une version web. C’est déjà un excellent geste en regard des générations qui nous suivront et il faut l’en féliciter. Mais quand un grand consortium de journaux et d’imprimeries comme Quebecor (la maison-mère du Courrier du Sud) se targue d’être écolo parce qu’il applique le gros bon sens, je crie à la publicité trompeuse. Pour moi, un journal qui fait sa part pour respecter l’environnement, c’est un journal qui abandonne la publication papier ou qui, à tout le moins, investit pour encourager ses lecteurs à abandonner la version papier au profit de la version électronique. Il faut une réduction du tirage quelque part!





luc
22 avril 2009

Les sites ne peuvent plus vivre de la publicité

Selon la firme-conseil ZenithOptimedia, les dépenses en publicité subiront cette année leur plus importante chute en 29 ans, tous médias confondus. Par contre, les dépenses en publicité sur internet augmenteront de 8 %. Sauf que… le nombre de sites augmente deux fois plus vite que les dépenses en publicité! Donc, les revenus publicitaires par site diminuent, diminuent, diminuent.

La compétition est féroce.

Au point que les compagnies présentes sur le web arrivent à ce constat: le modèle publicitaire actuel ne suffit plus à couvrir les coûts de production du contenu d’un site. Les initiatives pour s’en sortir trahissent la gravité de la situation. La semaine dernière, des grands de l’industrie des nouvelles ont ourdi un plan pour faire payer la lecture de nouvelles sur le web puisqu’il faut bien payer les journalistes! Fini, vos actualités matinales gratuites…

En fait, le constat de l’inefficacité de la publicité web a été fait depuis longtemps… depuis au moins 12 ans, si l’on en juge cet excellent article écrit en 1997! Pourquoi? Parce que les agences publicitaires ont adapté au web le modèle de la télévision qu’ils connaissent à fond. Mais c’est une erreur: la télévision est un média passif et émotif où le but de la publicité est de vous empêcher de penser à votre télécommande. Le web est, quant à lui, un média actif et rationnel qui est bien plus que customer-oriented, il est customer-controlled. La méconnaissance du web est encore d’actualité si l’on en croit ZenithOptimedia: «Les annonceurs qui réduisent leurs dépenses s’attaqueront bien souvent à la télévision en dernier puisqu’ils en ont une meilleure connaissance et sont convaincus de son efficacité.»

Alors que faire? Il y a Google qui investit massivement dans la recherche pour faire de la publicité ciblée. Il y a aussi les journaux en ligne qui veulent implanter le micropaiement pour ne plus être dépendants de la publicité: chaque nouvelle coûterait quelques sous. Mais passons-nous encore à côté de LA solution? Après tout, les publicitaires ont eu 50 ans pour s’approprier la télévision, et seulement 10 ans pour le web…