Internet



pierre-paul
15 juillet 2010

Html5 Vidéo

Le HTML5 est une série de recommandations faites par le W3C qui est fait pour les navigateurs. Le W3C fait ces recommandations afin que tous les navigateurs affichent de la même manière les éléments standards d’une page web. Le HTML5 amène plusieurs nouveaux éléments, mais cet article va se concentrer sur le vidéo.

Beaucoup de gens voient dans le HTML5 la fin du Flash, notamment dans le nouvel élément video et audio. Pour la première fois les développeurs peuvent avoir accès à des outils gratuits et non-propriétaires pour faire afficher de la vidéo et du son dans leurs pages/applications web. Le W3C est tombé sur épine par contre, afin de donner aux vidéos un poids « normal » qui pourrait être utilisé sur internet, les vidéos devaient être compréssés. Personne ne veut vraiment attendre 20minutes pour regarder un clip sur YouTube. Alors le W3C, avec l’accord des principaux navigateurs, a dû choisir un Codec qui permettrait de compresser les vidéos.

Le problème est que la qualité devait être au moins comparable à celle de Flash et le codec ne devait pas être propriétaire. Or, les codecs qui étaient disponibles lors des négociations étaient soit propriétaires, soit avec une licence nébuleuse qui pouvait être changé quelques années plus tard.

Il était une fois…
Il y déjà un peu plus de 15 ans les navigateurs avaient adoptés/supportés le format d’images GIF. Après avoir pris cette décision, le format GIF s’est vu attribué des brevets au niveau de l’algorithme de compression et la compagnie derrière les brevets, Unisys, a commencé à charger pour des licences commerciales.

Le W3C ne voulait vraiment pas répéter l’erreur et une petite chicane s’est produite entre les compagnies responsables des navigateurs. Les navigateurs qui ont les sous poussent pour l’utiliation du codec H.264/MPEG, payer la licence et ne plus avoir de surprise. Les navigateurs qui ont moins de moyens aimeraient mieux aller vers le Théora qui en principe ne devrait pas être soumis à des brevets.

Le W3C n’ayant pas les fonds ni la compétence de créer un codec open source qui pourrait satisfaire les conditions, ils ont laissé le choix du codec au navigateur. Google s’est levé les manches, a acheté une compagnie qui développait un codec (On2), a lancé le projet WebM et a attribué la licence BSD afin que tout le monde puisse l’utiliser gratuitement. Étrangement aux États-Unis, le moyen le plus fiable de savoir si un codec n’a pas de license est de lui en attribuer une licence qui le spécifie.

Étant donné que les recommandations HTML5 ne sont pas encore finalisées, même si les marketeux de ce monde essaient déjà de faire des sous sur son dos, peut-être que le débat du codec sera ré ouvert et un codec précis sera choisi. En attendant, pour nos lecteurs qui ont des navigateurs mis à jour et qui supportent les débuts de spécifications de HTML5, voici un petit vidéo open source « Big Buck Bunny » qui a été réalisé en 2008. On s’est amusé à ajouter un menu contextuel qui liste différend chapitres que nous avons nommés avec coeur. Il y a aussi le magnifique bouton Killing Spree qui met en boucle les meurtres du petit vidéo. Les chapitres sont faits en javascript, mais c’est seulement grâce aux spécifications du W3C que nous pouvons interfacer aussi facilement avec le vidéo.





À lire un jour avant de se coucher :





Serge Perreault
4 juin 2010

Une relecture «web» du manifeste Agile

La méthode «Agile» est désormais fortement répandue dans l’industrie du développement logiciel. Depuis la création de cette méthodologie de travail en 2001, de nombreuses entreprises ont adoptées ses valeurs et principes afin d’améliorer leur productivité.

Récemment, alors que je cherchais à m’informer sur l’origine de ce courant de pensée, je suis tombé sur le «manifeste Agile», considéré comme le texte fondateur de cette philosophie organisationnelle. Dans cet article, je vous propose une relecture, une traduction libre recentrée sur le développement web.

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luc
26 mai 2010

Êtes-vous sur Openbook?

Pas facile de protéger sa vie privée sur Facebook… Les réglages de confidentialité sont nombreux et obscurs, sans parler de l’habitude de Facebook d’en ajouter de nouveaux dans votre dos (avec une valeur par défaut qui rend vos interventions peut-être plus visibles que vous ne le souhaiteriez).

Si vous ne prenez pas la protection de votre vie privée au sérieux, allez sur Openbook et vous changerez d’avis!

Sur ce site, vous pourrez consulter les interventions les plus juteuses de Monsieur et Madame Tout-le-monde qui n’ont pas pris la peine de restreindre la visibilité de leurs interventions à leur cercle d’amis, et vous pourrez même effectuer vos propres recherches. Portez une attention particulière à la citation du fondateur de Facebook reprise en haut à droite… Vous allez voir, c’est édifiant, mais pas pour les principaux intéressés!





olivier
21 mai 2010

Une armée de suiveux

Ça fait longtemps que je me retiens, et je vais sans doute m’attirer les foudres de certains internautes, mais en tant que créateur de contenu Web, il faut que je le dise : la créativité est sur une mauvaise pente!

Je m’explique. De la généralisation phénoménale des connexions personnelles à Internet est née une culture de masse basée sur l’échange de liens. Je forwarde, tu retwittes, il hyperlie. Pour la première fois, des individus isolés, ni particulièrement puissants, ni particulièrement célèbres, transmettent sans limitations des informations, des images, des vidéos, bref, des parcelles de culture. Et, bien sûr, des images de chatons, des blagues éculées et des clips ridicules. C’est là que je veux en venir.

Il y a déjà longtemps – en années Web – qu’est né le phénomène des mèmes, ces espèces de blagues privées à l’échelle d’Internet, qui se nourrissent d’elles-mêmes et vous situent immédiatement à l’intérieur ou à l’extérieur du club de ceux qui les comprennent. Si le concept vous semble obscur, je vous recommande cette page (en anglais) qui présente les principaux mèmes sur une échelle de temps.

Il est important de comprendre que, comme les bons vieux running gags, les mèmes obéissent à un comique de répétition auquel s’ajoute dans ce cas un nouvel élément, une nouvelle déclinaison. Pour prendre un exemple québécois bien connu, un adolescent met la main sur une vidéo qu’il juge full-trop-crampante d’un camarade de classe, il la propulse sur la grande toile, la montre à ses amis (hilares) et initie la propagation mondiale d’un talent qui se serait bien passé de cette visibilité : le Star-Wars Kid est né. La suite est connue : parodies, détournements, hommages, etc. Évidemment, la sauce est étirée à l’extrême, jusqu’à ce que ça ne fasse plus rire personne. Mais retenons que dans chaque mème, il y a un point de départ à fort potentiel viral.

En revanche, il existe un autre genre de phénomène Web qui gagnerait à savoir s’arrêter avant l’écœurement. Il s’agit de vraies bonnes idées, dont l’impact sur les internautes est tel que la grande machine à recycler se met en marche et s’emballe. Si je vous dit lip dub ou flash mob, voyez-vous où je veux en venir?

À l’origine, le lip dub est un acte spontané et très défoulant. Le premier vrai lip dup, la «matrice» du genre, est l’œuvre de l’agence new-yorkaise Connected Ventures, en 2007. Une bande de jeunes nerds qui déconnent en se passant le relai sur une chanson vitaminée, un plan séquence qui se termine par un chahut collectif : rien de très ambitieux mais un vrai souffle de joie de vivre. Mille lip dubs plus tard (dont 995 sur I’ve got a feeling…), on cherche en vain la nouveauté et on pleure devant la dégénérescence du concept.

Même chose pour les flash mobs. Nés du théâtre de performance, ils ont pour but de surprendre et de fasciner. Mais le formidable travail des organisations comme Improv Everywhere a été tellement médiatisé et surtout tellement copié que la surprise est belle et bien morte. Voir une vidéo de gens qui dansent dans un lieu public, c’est drôle la première fois… mais la douzième?

Et ainsi de suite.

Regardez-les naître, ces phénomènes étirables. Ceux du moment s’appellent Best job ou I bet I can find 1000000 people. On va vous les marteler jusqu’à ce que votre arrière-grand-tante y ait goûté.

La vérité, c’est que si certains mèmes s’enrichissent à chaque nouvel ajout (pensez aux délirants Lolcats ou encore aux terribles Fail), d’autres auraient dû rester ce que les gens de marketing appellent un coup. Une fois fait, on passe à autre chose.

Les coupables sont faciles à trouver. La perspective de produire avec un micro-budget et une poignée de bénévoles un clip qui sera vu dans le monde entier ouvre toute grande la porte d’une récupération commerciale. Quelle brillante idée, tellement moderne et économique, se gargarisent le responsable du marketing et le président de la compagnie en feuilletant Les médias sociaux pour les nuls. Voyez-vous une simple coïncidence dans le fait que toutes les écoles de commerce ont fait leur lip dub?

L’autre raison de ce radotage viral est encore plus simple, c’est le manque de créativité. Depuis qu’il existe des inventeurs, des créateurs et des visionnaires se trouvent des bataillons de suiveux, d’exploiteurs et de recycleurs. La devise «si ça marche, on fait pareil» est depuis longtemps l’apanage des sans-idées, des sans-talent.

La seule plus-value n’est donc ni technologique ni stratégique : c’est l’innovation dans sa forme la plus pure. Au boulot!





Serge Perreault
26 avril 2010

Réfléchir sa présence sur le web

Votre site est-il commercialement efficace ?

Les entreprises et le web: un portrait d’ensemble

De nos jours, il est incontournable pour les entreprises d’établir leur présence sur la toile. Il y a quelques années, le modèle d’affaires le plus répandu était encore centré autour de l’offre, présenté par les entreprises aux consommateurs via une formule quasiment unidirectionnelle. Désormais, il faut prendre en considération la transition drastique du modèle vers celui de la demande, dont la plupart sont maintenant effectué sur le web.

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