Actualité internet



luc
26 mai 2010

Êtes-vous sur Openbook?

Pas facile de protéger sa vie privée sur Facebook… Les réglages de confidentialité sont nombreux et obscurs, sans parler de l’habitude de Facebook d’en ajouter de nouveaux dans votre dos (avec une valeur par défaut qui rend vos interventions peut-être plus visibles que vous ne le souhaiteriez).

Si vous ne prenez pas la protection de votre vie privée au sérieux, allez sur Openbook et vous changerez d’avis!

Sur ce site, vous pourrez consulter les interventions les plus juteuses de Monsieur et Madame Tout-le-monde qui n’ont pas pris la peine de restreindre la visibilité de leurs interventions à leur cercle d’amis, et vous pourrez même effectuer vos propres recherches. Portez une attention particulière à la citation du fondateur de Facebook reprise en haut à droite… Vous allez voir, c’est édifiant, mais pas pour les principaux intéressés!





olivier
21 mai 2010

Une armée de suiveux

Ça fait longtemps que je me retiens, et je vais sans doute m’attirer les foudres de certains internautes, mais en tant que créateur de contenu Web, il faut que je le dise : la créativité est sur une mauvaise pente!

Je m’explique. De la généralisation phénoménale des connexions personnelles à Internet est née une culture de masse basée sur l’échange de liens. Je forwarde, tu retwittes, il hyperlie. Pour la première fois, des individus isolés, ni particulièrement puissants, ni particulièrement célèbres, transmettent sans limitations des informations, des images, des vidéos, bref, des parcelles de culture. Et, bien sûr, des images de chatons, des blagues éculées et des clips ridicules. C’est là que je veux en venir.

Il y a déjà longtemps – en années Web – qu’est né le phénomène des mèmes, ces espèces de blagues privées à l’échelle d’Internet, qui se nourrissent d’elles-mêmes et vous situent immédiatement à l’intérieur ou à l’extérieur du club de ceux qui les comprennent. Si le concept vous semble obscur, je vous recommande cette page (en anglais) qui présente les principaux mèmes sur une échelle de temps.

Il est important de comprendre que, comme les bons vieux running gags, les mèmes obéissent à un comique de répétition auquel s’ajoute dans ce cas un nouvel élément, une nouvelle déclinaison. Pour prendre un exemple québécois bien connu, un adolescent met la main sur une vidéo qu’il juge full-trop-crampante d’un camarade de classe, il la propulse sur la grande toile, la montre à ses amis (hilares) et initie la propagation mondiale d’un talent qui se serait bien passé de cette visibilité : le Star-Wars Kid est né. La suite est connue : parodies, détournements, hommages, etc. Évidemment, la sauce est étirée à l’extrême, jusqu’à ce que ça ne fasse plus rire personne. Mais retenons que dans chaque mème, il y a un point de départ à fort potentiel viral.

En revanche, il existe un autre genre de phénomène Web qui gagnerait à savoir s’arrêter avant l’écœurement. Il s’agit de vraies bonnes idées, dont l’impact sur les internautes est tel que la grande machine à recycler se met en marche et s’emballe. Si je vous dit lip dub ou flash mob, voyez-vous où je veux en venir?

À l’origine, le lip dub est un acte spontané et très défoulant. Le premier vrai lip dup, la «matrice» du genre, est l’œuvre de l’agence new-yorkaise Connected Ventures, en 2007. Une bande de jeunes nerds qui déconnent en se passant le relai sur une chanson vitaminée, un plan séquence qui se termine par un chahut collectif : rien de très ambitieux mais un vrai souffle de joie de vivre. Mille lip dubs plus tard (dont 995 sur I’ve got a feeling…), on cherche en vain la nouveauté et on pleure devant la dégénérescence du concept.

Même chose pour les flash mobs. Nés du théâtre de performance, ils ont pour but de surprendre et de fasciner. Mais le formidable travail des organisations comme Improv Everywhere a été tellement médiatisé et surtout tellement copié que la surprise est belle et bien morte. Voir une vidéo de gens qui dansent dans un lieu public, c’est drôle la première fois… mais la douzième?

Et ainsi de suite.

Regardez-les naître, ces phénomènes étirables. Ceux du moment s’appellent Best job ou I bet I can find 1000000 people. On va vous les marteler jusqu’à ce que votre arrière-grand-tante y ait goûté.

La vérité, c’est que si certains mèmes s’enrichissent à chaque nouvel ajout (pensez aux délirants Lolcats ou encore aux terribles Fail), d’autres auraient dû rester ce que les gens de marketing appellent un coup. Une fois fait, on passe à autre chose.

Les coupables sont faciles à trouver. La perspective de produire avec un micro-budget et une poignée de bénévoles un clip qui sera vu dans le monde entier ouvre toute grande la porte d’une récupération commerciale. Quelle brillante idée, tellement moderne et économique, se gargarisent le responsable du marketing et le président de la compagnie en feuilletant Les médias sociaux pour les nuls. Voyez-vous une simple coïncidence dans le fait que toutes les écoles de commerce ont fait leur lip dub?

L’autre raison de ce radotage viral est encore plus simple, c’est le manque de créativité. Depuis qu’il existe des inventeurs, des créateurs et des visionnaires se trouvent des bataillons de suiveux, d’exploiteurs et de recycleurs. La devise «si ça marche, on fait pareil» est depuis longtemps l’apanage des sans-idées, des sans-talent.

La seule plus-value n’est donc ni technologique ni stratégique : c’est l’innovation dans sa forme la plus pure. Au boulot!





luc
14 janvier 2010

Le Cégep de Saint-Laurent met en ligne le système de gestion des inscriptions de Quiboweb

C’est toujours un plaisir quand nos clients sont satisfaits et le disent. Le Cégep de Saint-Laurent a récemment mis en ligne le système de gestion d’inscriptions que nous avons développé et voici ce qu’en dit sur son blogue Marc-Olivier Ouellet, le maître d’oeuvre du projet au Cégep:

« Le module d’inscription de Quiboweb fonctionne tel que promis.  Il offre des fonctionnalités uniques au cégep de Saint-Laurent, à faire envier les autres cégeps.  Le module permet de gérer quasiment de A à Z le processus d’inscription pour les ateliers de perfectionnement et les formations aux municipalités (ATPA), y compris le traitement pour les tarifs réduits admissibles pour Emploi-Québec, le paiement en ligne, la génération de PDFs spéciaux, le publipostage, etc.  Donc un gros merci à l’équipe de Quiboweb [...]« 





luc
7 janvier 2010

L’Ordre des informaticiens du Québec

Dans le cadre de son objectif de valorisation des TI, le Réseau Action TI remet à l’ordre du jour cette question: devrait-on créer un ordre des informaticiens?

Je ne pense pas que ce soit LA façon de faire.

Les différents ordres professionnels ont été créés dans le but de protéger le public. Les actes mettant directement en cause la sécurité du public, comme signer des plans d’édifice ou prescrire des médicaments, sont réservés aux membres de l’Ordre des architectes ou du Collège des médecins. Est-ce vraiment pour protéger le public que les informaticiens réclament un ordre?

Je crois plutôt que c’est pour le titre. À mon avis, un titre officiel n’aura pas l’influence espérée. Il existe un ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés et cela ne change rien à ma perception de la valeur de ces professionnels. De plus, comme le montre un sondage mené sur LinkedIn, plus les répondants sont âgés, plus ils sont contre la création d’un ordre. Je dirais que c’est parce que les jeunes veulent compenser leur manque d’expérience aux yeux des employeurs et qu’à l’inverse, les gens d’expérience voient bien que dans l’industrie, ce ne sont pas le titre ni les diplômes qui font la réputation.

De plus, le titre ne vient pas gratuitement. Il faut d’abord payer chaque année une cotisation qui est typiquement d’au moins 200 $. Ensuite, avec le titre vient l’obligation de respecter un code d’éthique dans son travail de tous les jours. Par exemple, si votre employeur vous demande de mentir à votre client, vous devrez lui tenir tête même si vous risquez votre emploi. Si vous contrevenez à votre code d’éthique, plus question de refiler la responsabilité à la compagnie qui vous emploie: vous serez poursuivi personnellement, vous aurez une amende à payer, vous serez blâmé publiquement et vous serez possiblement privé de votre titre.

Je pense plutôt que ce que nous voulons, en tant qu’informaticiens au Québec, c’est une association forte qui utilisera la force du nombre pour défendre nos intérêts, faire des interventions dans les médias pour valoriser la profession et offrir des services à ses membres. Les ingénieurs ont la leur: le Réseau des ingénieurs sert ouvertement les intérêts des ingénieurs, et non les intérêts du public, et il le fait sans exiger de cotisation car il se finance avec la publicité des entreprises désireuses de rejoindre ce bassin de 50000 membres financièrement à l’aise. Les informaticiens ont quelque chose qui s’en rapproche, le Réseau Action TI, et si l’adhésion était gratuite nous excéderions peut-être les 50000 membres!

Voir les résultats du sondage mené sur LinkedIn, avec une discussion:
http://www.linkedin.com/osview/canvas?_ch_page_id=1&_ch_panel_id=1&_ch_app_id=7231830&_applicationId=1900&_ownerId=0&appParams={%22uri%22:%22/answers/show/68256%22}

Participer à un des nombreux fils de discussion:
http://hr4us.wordpress.com/2010/01/04/synthese-et-analyse-de-etes-vous-pour-ou-contre-un-ordre-des-ti-au-quebec-premiere-partie/

Remplir le sondage du Réseau Action TI sur la valorisation de la profession (attention, les questions sont orientées pro-ordre!):
http://www.actionti.com/sondageprofession





luc
4 novembre 2009

Assassin’s Creed II, le film: convergence

La bande annonce du film Assassin’s Creed II, basé sur le jeu du même nom, est sortie sur YouTube. Ce film sera une révolution, le saviez-vous? Par le passé, lorsqu’un jeu vidéo connaissait un certain succès, Hollywood en faisait un film ensuite, histoire de faire des dollars faciles. Mais en général, les films étaient jugés mauvais par la critique. Le scénario d’un jeu, interactif par définition, finit par être dénaturé lorsqu’on doit l’adapter au déroulement linéaire d’un film et les amateurs ne s’y reconnaissent plus.

Avec Assassin’s Creed II, Hollywood a mis de côté son attitude c’est-moi-qui-sait-comment-faire et a carrément demandé aux programmeurs d’Ubisoft de réaliser le film de A à Z. Et ce, en même temps qu’ils développaient le jeu. L’interconnexion sera totale. Espérons que cette convergence entre les deux industries servira à produire un résultat de qualité.

Source: http://www.canada.com/technology/Film+game+industry+converge/2171668/story.html