Population: 10 millions
Pages Facebook: entre 1 et 2 millions
Début de la révolution: 17 décembre
Twits sur la révolution: 200 000
La Tunisie est présentement en ébullition: excédée par soixante ans de régime présidentiel dictatorial, la population est descendue dans la rue. Les civils emprisonnés et tués par les forces de l’ordre depuis un mois ne l’auront pas été en vain puisque le dictateur Ben Ali est maintenant en fuite en Arabie Saoudite. Toute la planète espère que le régime qui le remplacera sera véritablement démocratique. Ainsi, on voudrait que cette révolution marque le début de la fin des régimes totalitaires de la région, un peu comme lors de la chute de l’URSS.
Il faut savoir que la population de la Tunisie est très jeune. La moitié des 10 millions de Tunisiens a moins de 30 ans! En comparaison, au Canada, la moitié de la population a moins de 40 ans. Et les Tunisiens, par rapport à d’autres Africains, sont très branchés. Qui dit jeunes gens branchés dit Facebook, YouTube, Twitter… Alors que les médias traditionnels sont censurés par le gouvernement (ce qui inclut les courriels, selon une amie tunisienne qui m’affirmait surveiller ce qu’elle écrivait à ses parents), les plateformes sociales y échappent encore. Certains analystes croient que l’armée tunisienne aurait cessé de tirer sur la foule pour ne pas que ce soit filmé ou photographié en direct par des téléphones portables et partagés sur-le-champ avec toute la planète.
Est-ce que c’est vraiment ce qui a fait gagner la population contre l’armée du président? Je n’en suis pas sûr. Les régimes totalitaires n’en sont pas à une exaction près et même si c’est connu de la planète, on ne bouge pas plus. Par contre, ce qui est indéniable, c’est que depuis un certain temps le niveau d’information de la population augmente grâce à ces nouvelles façons de communiquer et ça, c’est la base de tout dans une démocratie.