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Serge Perreault
4 juin 2010

Une relecture «web» du manifeste Agile

La méthode «Agile» est désormais fortement répandue dans l’industrie du développement logiciel. Depuis la création de cette méthodologie de travail en 2001, de nombreuses entreprises ont adoptées ses valeurs et principes afin d’améliorer leur productivité.

Récemment, alors que je cherchais à m’informer sur l’origine de ce courant de pensée, je suis tombé sur le «manifeste Agile», considéré comme le texte fondateur de cette philosophie organisationnelle. Dans cet article, je vous propose une relecture, une traduction libre recentrée sur le développement web.

Pour un petit rafraîchissement mémoriel, visitez le site web du manifeste Agile (en anglais), vous y trouverez le texte original dont je me suis inspiré pour cette rédaction:

Les valeurs fondamentales du Manifeste Agileversion web

Un travail d’équipe avant tout - Les individus et leurs interactions prévalent devant les processus

Commenter votre code et transférer vos connaissances – L’ergonomie et la simplicité de conception devant la complexité et la contrainte qui imposent la rédaction d’une lourde et coûteuse documentation

Une collaboration étroite – La participation active du client au projet devant la distance et la négociation

La résistance au changement – Répondre positivement aux changements qui s’imposent durant le développement plutôt que de s’accrocher à suivre religieusement le plan initial qui souvent omet, de prendre en considération des impératifs qui se présenteront en cours de route

Les douze principes du Manifeste Agile - version web

Notre plus grande priorité est de satisfaire le client du début à  la fin du projet en lui livrant un site web de grande qualité, exempt de toute défectuosité.

Les changements sont bienvenus tout au long du processus de développement, et ce même tardivement. Cette méthode dite «Agile» devient un atout concurrentiel de l’entreprise et se met chaque jour en application à l’avantage directe du client.

Fournir des sites web entièrement fonctionnels, que ce soit pour des mandats corporatifs de courte durée ou pour d’immenses projets de très grande envergure, avec constamment en ligne de mire, une volonté intangible d’atteindre le délai de production le plus court.

Les gens d’affaires, les artistes et les développeurs doivent travailler étroitement ensemble, tout au long du projet.

Construire des projets autour de personnes motivées. Donnez-leur l’environnement et le soutien dont ils ont besoin, et favoriser le maintien d’une confiance solide envers et entre eux afin d’obtenir le meilleur de leurs savoir-faire.

La méthode la plus efficace de partage et de transmission de l’information à l’intérieur d’une équipe de développement doit toujours se faire par une conversation face-à-face.

La mesure principale du progrès d’une équipe web se perçoit via l’analyse de ses récentes réalisations fonctionnelles.

Le processus «Agile» vise à promouvoir le développement durable. Les auteurs, les concepteurs, les développeurs et les utilisateurs devraient être en mesure de maintenir un rythme de travail constant, et ce, indéfiniment.

Une attention continue à l’excellence technique et au design intelligent améliore considérablement l’agilité de l’équipe.

La simplicité – l’art de maximiser le montant de travail à ne pas faire – est essentielle.

Le choix des meilleures architectures d’information, l’établissement des exigences inhérentes au projet, la création des dessins et modèles de travail doivent émerger de l’auto-organisation des équipes de développement.

À intervalles réguliers, l’équipe réfléchit sur la façon de devenir plus efficaces, puis ajuste son comportement en conséquence.

Quelques liens utiles pour vous renseigner davantage :

http://agilemanifesto.org/
http://scrummethodology.com/
http://etreagile.thierrycros.net/
http://www.fabrice-aimetti.fr/
http://www.slideshare.net/xwarzee/du-manifeste-agile-scrum-2068216



Serge Perreault
26 avril 2010

Réfléchir sa présence sur le web

Votre site est-il commercialement efficace ?

Les entreprises et le web: un portrait d’ensemble

De nos jours, il est incontournable pour les entreprises d’établir leur présence sur la toile. Il y a quelques années, le modèle d’affaires le plus répandu était encore centré autour de l’offre, présenté par les entreprises aux consommateurs via une formule quasiment unidirectionnelle. Désormais, il faut prendre en considération la transition drastique du modèle vers celui de la demande, dont la plupart sont maintenant effectué sur le web.

En effet, avec plus de 24 millions d’internautes au Canada, l’internet est devenu la principale source de connaissances dans le monde et une grande majorité de la population s’y tourne pour obtenir de l’information, notamment sur les produits et services qu’elle désire acquérir. L’entreprise d’aujourd’hui doit donc se positionner favorablement sur les principaux moteurs de recherche, sachant qu’entre 80 à 95% des visites sur les sites corporatifs proviennent des ces moteurs.

« Le positionnement des entreprises sur le web devient donc un enjeu stratégique »


D’un point de vue international, la croissance de l’accès à Internet est effarante.  Le positionnement des entreprises sur le web devient donc un enjeu stratégique. On considère aujourd’hui que le nombre d’internautes augmente au rythme d’environ 50 000 usagers par jour! On estime aussi que le nombre de recherche sur le moteur de recherche Google, sur une base mensuelle, tourne autour de 31 milliards de requêtes.

L’entreprise absente de la toile perd donc conséquemment des opportunités d’affaires, en négligeant d’utiliser efficacement le plus grand moyen de communication sur Terre. Comparable à l’importance primordiale d’un bon positionnement géographique, l’entreprise doit alors inévitablement investir pour s’accaparer d’un morceau de l’immobilier web.

Or, le portrait de la situation actuelle n’est pas reluisant. La majorité des sites web d’entreprises ne joue pas pleinement le rôle que l’on attend d’un site corporatif. De nombreux accrocs de conception peuvent même en venir à nuire à l’entreprise, plutôt qu’aider celle-ci à atteindre un nombre croissant d’internautes en visant à les convertir en futurs clients.

Tout est une question de première impression

Il m’arrive fréquemment de tomber sur certains sites d’entreprises et d’esquisser un sourire béant, à la vue d’effroyables designs graphiques ou de défauts de conception tellement flagrant qu’il est quasiment inconcevable que les propriétaires de ces compagnies puissent supporter ces situations. Quand on sait que le site internet d’une entreprise est sa principale vitrine publicitaire et qu’il représente dans la plupart des cas son principal outil de diffusion et de rayonnement, le plus petit des irritants peut affecter l’image corporative de l’entreprise et nuire à sa croissance.

Aujourd’hui, 82% des gens dans un sondage (Hostway & Zeus Technology – UK) prétendaient que si le site web d’une compagnie était à leurs yeux mal faits, ils ne faisaient automatiquement pas confiance à cette entreprise. C’est peu dire de l’importance que représente la perception en ligne. Les entreprises se doivent donc de s’assurer que l’expérience-client en ligne est positive sinon l’investissement dans un site internet peut s’avérer devenir une source concrète de perte. Or, les avantages d’avoir un site internet doivent certainement l’emporter à court-moyen terme sur les coûts de développement de ce dernier. Un client s’attend de pouvoir découvrir l’entreprise en ligne pour pouvoir s’en faire une idée personnelle.

« Les entreprises doivent donc de s’assurer que l’expérience-client en ligne est positive »


Vous pouvez être l’heureux propriétaire du plus bel édifice de la ville,  posséder un personnel hautement qualifié,  avoir de meilleurs produits que vos principaux concurrents,  si votre site web ne donne pas de vous une image favorable, il est clair qu’une bonne majorité des internautes vous auront dès lors, déjà jugés « défavorablement ».

J’ai donc recensé une liste non exhaustive des principales sources de frustrations rencontrées sur le web qui peuvent nuire à la perception des clients potentiels et donc possiblement devenir un coût pour l’entreprise:

  1. Comme ce n’est pas tous le monde qui a de nos jours accès à l’internet haute vitesse, le temps de chargement de certains sites à contenu graphique lourd reste et demeure la principale source de frustration qu’un internaute peut rencontrer en consultant un site;
  2. lorsque le site ne répond pas précisément aux questions des utilisateurs: les internautes sont majoritairement guidés par un but (trouver une réponse à un questionnement précis). L’échec ultime pour un site web est d’être incapable de répondre à ce but en ne donnant pas l’information que l’usager est venu chercher;
  3. la publicité en ligne ou tous ce qui peut de près ou de loin lui ressembler représente un frein pour certains visiteurs. Il a été démontré que la plupart des visiteurs ont tendance et ce, de façon légitime à ignorer la publicité sur le web;
  4. une navigation pauvre et mal pensé peut s’avérer être un casse-tête inutile pour l’internaute venu chercher de l’information à votre sujet;
  5. le non-respect d’une convention universel en terme de design, la constance: si l’internaute doit se poser la question « comment ce site fonctionne-t-il? » à chaque fois qu’il change de pages ou de sections, alors il faut automatiquement repenser l’ergonomie et le design de ce site, au risque de perdre en chemin des clients potentiels découragés par l’effort inutile que représente ce triste défaut de conception;
  6. les liens brisés sont aussi une source majeure de frustration sur la toile: cela démontre que le site est soit mal fait ou soit non tenu à jour, ce qui a pour conséquence directe d’affecter la perception de l’internaute sur la façon dont sont gérer les affaires de l’entreprise. Une simple analyse de la présence de liens brisés peut vous éviter bien des tracas;
  7. de nombreux autres irritants « mineurs » tels que:
    • l’utilisation de fichiers PDF pour la lecture en ligne;
    • lorsque les liens visités n’ont pas de couleurs distinctives ou pire lorsque les liens ne sont simplement pas soulignés;
    • l’utilisation inappropriée voire la non-utilisation des titres de page défavorisant l’indexation du site sur les moteurs de recherche;
    • les textes illisibles dus à l’usage de taille de police fixe et l’ouverture non sollicité de fenêtres de navigateur lorsque l’on clique sur un lien;
    • la multiplication inutile des barres de défilement ou « scrollbar »;
    • des paragraphes trop longs, difficiles à lire. Notez que vous perdez environ 40% de votre lectorat si votre texte fait plus de 300 mots (Killer Web Content, Gerry McGovern)
    • le nom donné aux liens hypertextes ne sont pas significatifs, par exemple Lire la suite;
    • l’utilisation excessive de redondances et de pléonasmes;

Maximiser et rentabiliser sa présence sur le Web

Un site web est un puissant outil de communication et de marketing personnalisé, qui roule 24 heures sur 24, 365 jours par année. Lorsque bien conçu et réfléchi, il devient un média publicitaire qui apporte une crédibilité supplémentaire à votre image corporative et qui permet une interaction constante avec la clientèle visée.

Le site web permet aussi l’automatisation de certains processus de l’entreprise, ce qui permet des économies de temps et d’argent autant à l’entreprise qu’aux clients. Très utile pour tester produits et services sur votre marché, un site web doit inévitablement amener une rapidité accrue de réponse, de service et de livraison. Ouvrant une communication bidirectionnelle avec la clientèle, le site web de l’entreprise permet de recueillir rapidement des informations sur les produits/services voire même sur votre approche marketing.

« Votre site web est un média publicitaire qui apporte une crédibilité supplémentaire à votre image corporative »


Comme il s’adresse à une clientèle mondiale, surtout si le site permet des transactions en ligne, le nombre d’opportunités d’affaires est exponentiellement augmenté en comparaison avec les limitations imposées par votre positionnement géographique. Le web permet de briser les barrières physiques pour favoriser l’expansion des marchés et diversifier les sources de revenus de l’entreprise.

Un site internet doit aussi permettre la réduction des dépenses publicitaires de l’entreprise, tout en augmentant sa capacité de diffusion. Même si pour certains joueurs, l’investissement initial peut sembler onéreuse, le retour sur investissement est dans bien des cas quasi immédiat, surtout lorsque la promotion du site est bien effectuée, ce qui permet une augmentation rapide et concrète des possibilités de prise de contact avec la clientèle établie et future.

Parmi la multitude de facteurs en prendre en considération lors de l’élaboration d’une stratégie web, deux facteurs sont primordiaux : soit l’anticipation et la réponse aux besoins des clients/visiteurs & le respect des règles d’accessibilité de base (pour permettre aux personnes handicapées et aux personnes âgées de consulter avec aisance le site). Le respect de ces règles est essentiel et apporte aussi un bénéfice moral et civique à l’entreprise qui s’y attarde. Il faut toujours garder en tête que Google est le « visiteur aveugle » le plus important au niveau du marketing et que par conséquent, le site doit être conçu pour faciliter au maximum sa prise de renseignement.

Comme le web est un média libre-service, votre présence sur la toile permet aux consommateurs de prendre de manière autonome de « meilleurs » décisions d’achats. Le client potentiel n’a pas à juger si l’interlocuteur en face de lui ou au téléphone, a véritablement à coeur ses intérêts ou s’il veut simplement faire une vente pour mousser ses commissions. L’internet donne cette liberté à l’internaute de se forger un avis avant même de prendre contact avec l’entreprise, et ce, à toute heure du jour. Votre site devient une source d’informations privilégiées pour votre client. Il est maintenant reconnu que les consommateurs font davantage confiance et préfèrent faire affaire avec des entreprises dont ils connaissent préalablement la nature ou la vocation. De plus, votre site internet doit faire partie intégrante de votre stratégie de promotion et de marketing puisqu’il possède un excellent rapport coût-efficacité pour vous faire connaître à ceux qui sont déjà intéressés par ce que vous avez à offrir.

Pour la clientèle déjà établie, le site web crée de la valeur ajoutée en fournissant une aide supplémentaire concernant vos produits ou services (ce qui est somme toute la pierre angulaire de toute activité commerciale), renforçant votre positionnement sur votre marché. En comparaison avec la publicité imprimée, le site web est plus rapide, plus facile à gérer et à mettre à jour. Le média web est beaucoup plus souple que son confrère imprimé. Un site web devient donc un instrument d’économie au niveau de la communication, réduisant par le fait même, vos frais d’exploitation tout en rentabilisant davantage vos activités promotionnelles.

Les véritables coûts d’un site mal réfléchi

Qu’arrive-t-il quand un site web est mal conçu et qu’il en vient à devenir une dépense causant une perte plutôt qu’un investissement qui rapporte ? En tentant de faire une revue de la littérature web touchant à cette question, il  m’est apparu qu’il était très difficile de trouver des études chiffrant concrètement ce que peut représenter les pertes du web « mal fait ». Toutefois quelques exemples existent et donne une idée assez claire de cette problématique.

Par exemple, l’Association des Gestionnaires en TI (Socitm) de la Grande-Bretagne a mené une étude sur 120 sites web d’autorités gouvernementales britanniques. En un mois, l’étude a conclue que seulement le quart des 7 millions de visiteurs uniques dans UN seul mois, ont pu trouver réponse à leur questionnement. Les auteurs de l’étude ont estimé les pertes occasionnés par cette médiocre performance à près de 11 millions de livres Sterling (soit environ 17 millions de $CAD), pour UN seul mois.

« Si votre investissement s’avère devenir une perte, il faudrait songer réellement à repenser votre stratégie web »


Donc si l’on cherche à comprendre ce qui peut en être des millions de sites corporatifs de plus petites échelles, on peut estimer que les pertes sont actuellement pharaoniques. D’où l’importance de mettre des efforts considérables pour rendre l’utilisation du web profitable. Si votre investissement s’avère devenir une perte, il faudrait songer réellement à repenser votre stratégie web.

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Serge Perreault
3 avril 2010

Un validateur pour l’accessibilité : Wave de WebAIM

Dans un bouquin, intitulé « Bien rédiger pour le web… et améliorer son référencement naturel« , écrit par Isabelle Canivet (Eyrolles 2009), j’ai fait la découverte d’un outil en ligne qui permet de tester l’accessibilité de votre site, le projet WAVE de WebAIM.

Ma curiosité fut piquée instantanément.  WAVE est un validateur, un peu à la manière du validateur HTML du W3C, qui permet de mettre à l’épreuve ses projets en ligne, ou encore en développement. En soumettant l’URL de votre page au site de WAVE, ce dernier vous renvoie sous forme de rapport, les résultats concernant la bonne ou mauvaise côte d’accessibilité de votre projet.

Le plus intéressant, c’est que ce rapport s’illustre par dessus le site existant (sous forme de couche superposée), rendant encore plus intuitif la compréhension des enjeux à corriger. WAVE indique à l’aide icônes, vertes, jaunes ou rouges, les bons et les mauvais points de votre conception web. au regard de l’accessibilité. Il est toutefois possible d’obtenir ce même rapport sous forme textuel, dans le cas où le nombres d’erreurs trouvées serait plus considérable.

Je vous suggère une petite visite au http://wave.webaim.org pour découvrir toute la puissance qu’offre cet outil.



Serge Perreault
24 novembre 2009

Firebug Lite VS. les bugs d’IE: la fin d’un cauchemar ?

Tout intégrateur néophyte, a vu un jour ou l’autre son site internet, fraichement intégré sous Firefox, être complètement trucidé lorsqu’il testa ce dernier sous Internet Explorer 6-7 voire même sous la version 8. Les interprétations parfois douteuses d’IE, notamment lorsque l’on parle de float, de bordure, de background-image, de min ou max-width/height  ou du comportement des images .png, peuvent amener l’intégrateur au bord du désespoir absolu.

Parfois sous IE, les solutions rationnelles et logiques ne fonctionnent pas alors que les scénarios les plus loufoques donnent les résultats voulus. De plus, les outils fournis par Microsoft pour faire le « debugage » paraissent incomplet et peu efficace (exemple IE Developer Toolbar). Dans IE Tester, la DebugBar, renseigne certes sur la nature de la structure CSS, mais dû à son positionnement fixe à gauche de la fenêtre, elle vient parfois réduire le contenu de la fenêtre à un point où la page s’affiche déjà de manière tout chaotique (surtout sur les écrans à faible résolution).

Or, lors du debug les utilisateurs de Firefox ont pour la plupart, adoptés un outil fort intéressant appellé Firebug. Bonne nouvelle, Firebug est désormais disponible en mode partiel sous IE, Opera, Safari.On parle ici de Firebug Lite.

Un outil qui pourra mettre fin à une incessante période de traumatisme psychologique chez les intégrateurs web de ce monde?

On est loin du compte…



Qu’est-ce que Firebug Lite ?

Firebug Lite est le petit frère de l’extension légendaire que l’on retrouve sous Firefox, en version <script> Javascript. Firebug Lite se décline en trois modes d’utilisation distincts soit :

  • en insérant une ligne de code dans la page html, pour une utilisation en ligne, activer par la touche F12;
  • en téléchargement, pour intégrer les fichiers .js à votre projet pour une utilisation hors-ligne;
  • en « bookmarklet » ou pour les puristes de la loi 101, en applisignet, qui consite à faire d’un lien favoris dans votre barre de signets, un lien vers une application javascript qui s’ouvre à l’intérieur du site actuellement consulté ( voir l’image A )


Image A – Firebug Lite en bookmarklet



Les comparaisons entre Firebug et Firebug Lite?

Il ne faut pas rêver en couleurs 32 bits, Firebug Lite est une version fort minimaliste de l’authentique Firebug. Pour commencer, les similitudes sont:

  • dans la possibilité d’inspecter les différentes sections du siteavec l’outil INSPECT, qui permet de voir les codes HTML, CSS, Script, DOM et XHR. 
  • dans la présence de la CONSOLE Firebug où les utilisateurs expérimentés peuvent questionner directement le site. Voir la liste complète des commandes sur
    http://getfirebug.com/console.html
    .
  • Le positionnement de la fenêtre de Firebug Lite, dans le bas de l’écran est identique à Firebug, n’affectant pas la mise en forme du site. Il est aussi possible d’ouvrir Firebug Lite dans une fenêtre indépendante pour pouvoir voir pleinement les renseignements affichés.

Comme vous le devinez déjà, il existe plusieurs différences majeures entre les deux versions de Firebug :

  • Il est impossible d’éditer les fichiers HTML, CSS, etc, en direct de la page. Les informations affichées par Firebug Lite sont statique. La grande différence avec Firebug, c’est justement qu’il était possible de faire des modifications à même la page et de voir les résultats en direct. Firebug Lite ne donne malheureusement pas cette latitude, qui faisait toute la force de son grand frère.
  • L’onglet excessivement pratique RÉSEAU retrouvé dans Firebug est absent dans Firebug Lite.
  • Il y a aussi un absent de taille, surtout pour les accrocs du respect « pixelistique » du design / intégration, soit l’onglet Pixel Perfect.
  • Sous Firefox, lorsque l’on inspectait un lien avec Firebug, ce-dernier était temporairement désactivé tant que l’on était en mode INSPECT, diffusant ainsi les informations désirés. Or, sous IE, lorsque l’on fait INSPECT sur un lien, on active ce lien, on quitte la page actuelle et Firebug se ferme, vû qu’il était ouvert comme un script javascript à même la page active. Ce bug se décline sous tous les modes d’utilisation de Firebug Lite.



Firebug Lite, une faible lumière dans la grande obscurité interprétative d’IE…

Pour ceux qui voyaient en Firebug Lite, une solution à biens des migraines constamment renouvelées à chaque debug de fin de projet, je n’ai aucun autre choix que d’être submergé de compassion à votre égard. J’ai aussi passé par ce stade de joie/déception en apprenant l’existence de cet outil. Je m’attendais à un jumeau identique, ou quelques peu diminué du « genuine » Firebug.

Mais l’appellation Lite aurait dû me mettre sérieusement la puce à l’oreille… Somme toute, j’ai adopté avec enthousiasme cette petite application, mais je dois m’avouer un peu déçu par ses limites, qui s’approchent, outre la console, des fonctions offertes par le debugbar d’IE Tester (sans les bugs d’affichage de ce dernier) ou de la IE Developer Toolbar d’IE.

Mais garder espoir, distingué(e)s collègues, Firebug Lite est en amélioration constante et nous verrons fort probablement de nouvelles versions se rapprocher de notre fidèle compagnon qu’est devenu Firebug.

Les sources utilisés pour écrire cet article sont :
http://remysharp.com/2007/03/13/firebug-in-ie-for-any-web-site/
http://getfirebug.com/lite/ie.html
http://blog.strictly-software.com/2009/02/using-firebug-lite-for-debugging.html
http://blog.jaysalvat.com/articles/firebug-lite-le-firebug-cross-browser-sans-extension.php

Bon debug et longue vie à Firebug Lite.