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luc
11 mars 2011

ConFoo 2011 tire à sa fin

ConFoo, c’est une conférence de 3 jours orientée technique pour les développeurs PHP (ainsi que d’autres langages). On y apprend aussi les dernières nouvelles sur ce qui touche le web dans tout ce qu’il y a de plus concret.

Cette année, le hype était autour du HTML 5, de CSS 3 et du web mobile. D’autres sujets reviennent d’année en année, comme l’accessibilité, le référencement, le développement Agile, la sécurité et les CMS (WordPress particulièrement). Nous avons eu l’honneur d’entendre des gens qui oeuvrent au coeur de l’action, comme Daniel Glazman qui participe à l’écriture des standards CSS au W3C ou Scott MacVicar, programmeur chez Facebook.

Même Microsoft a dépêché ses émissaires pour l’occasion. Pour distribuer des T-shirts, oui, mais aussi pour faire une présentation sur l’interopérabilité. C’est leur nouveau buzzword de marketing. J’avais envie de lever ma main et de dire: « Êtes-vous conscient que le mot interopérabilité n’existerait peut-être même pas si un certain joueur majeur n’avait pas ignoré pendant 15 ans les standards sur lesquels tout le reste du monde était déjà d’accord? »

J’ai assisté à quelques ateliers reliés au PHP et je suis heureux de constater que la communauté PHP/web devient chaque année de plus en plus mature, donc consciente de ses forces… et faiblesses. Un gars comme Marc Boivin a eu l’audace de critiquer sévèrement l’architecture des différents frameworks web pour PHP. Stefan Priebsch, quant à lui, a détruit un mythe: le modèle MVC ne s’applique pas au web (du moins dans sa forme classique). Parfois aussi, j’ai soupiré de dépit en apprenant que les fichiers-archives venaient de faire leur apparition en php (les .phar, et ce n’est pas encore au point), alors que les .jar existent en java depuis 10 ans, ou encore que les namespaces viennent d’arriver avec PHP 5.3.

Tout ça et encore plus, ici même à Montréal. Rendez-vous en 2012!





luc
1 février 2011

L’internet dans les autobus de la STL

La Société de transport de Laval va rendre l’internet disponible dans certains de ses autobus, dès ce printemps. Enfin, les iPad seront vraiment utiles! Alors que les concours « Trouvez à quoi sert le iPad » font rage sur le web, moi j’ai envie de crier ma réponse: à lire dans les transports en commun!!! Pour rentabiliser ces minutes improductives de ma journée, quoi de mieux que de lire quelques pages d’un appel d’offres ou les derniers billets de mon blogueuse préférée? Avec le papier, je me retenais car ça me fendait le coeur d’imprimer tout un document juste pour le trainer un soir. Mais avec le iPad et l’internet, là je sens que l’homo citadinus vient de franchir un pas de plus dans sa marche inexorable vers le Progrès.

Mais ce fameux Progrès, encore une fois il sera pour les Autres. Le projet-pilote de la STL ne vise que la ligne du futur pont de l’autoroute 25 et de toute façon, je n’utilise que le réseau de Longueuil et de Montréal, et rien n’est prévu pour les 5 prochaines années en ce sens. Je vais déménager à Madrid, San Francisco ou Seattle car là, ils ont l’internet dans les autobus. Disons aussi qu’il y fait chaud, mais ça c’est secondaire :-)





luc
27 janvier 2011

Le copyright sur votre site web

En ce début d’année, plusieurs personnes m’ont demandé de mettre à jour l’année du copyright dans le pied de page de leur site. Pourtant, cette pratique est la plupart du temps inutile, voir fautive.

Que votre site porte la mention Copyright 2011, Copyright 1990, ou rien du tout, personne ne peut le reproduire sans votre autorisation. Au Canada, dès que votre site est mis en ligne, vous bénéficiez automatiquement de votre droit d’auteur pendant toute votre vie et vos héritiers en bénéficieront pendant les 50 années qui suivront votre mort.

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luc
18 janvier 2011

La révolution en Tunisie et les médias sociaux

Population: 10 millions

Pages Facebook: entre 1 et 2 millions

Début de la révolution: 17 décembre

Twits sur la révolution: 200 000

La Tunisie est présentement en ébullition: excédée par soixante ans de régime présidentiel dictatorial, la population est descendue dans la rue. Les civils emprisonnés et tués par les forces de l’ordre depuis un mois ne l’auront pas été en vain puisque le dictateur Ben Ali est maintenant en fuite en Arabie Saoudite. Toute la planète espère que le régime qui le remplacera sera véritablement démocratique. Ainsi, on voudrait que cette révolution marque le début de la fin des régimes totalitaires de la région, un peu comme lors de la chute de l’URSS.

Il faut savoir que la population de la Tunisie est très jeune. La moitié des 10 millions de Tunisiens a moins de 30 ans! En comparaison, au Canada, la moitié de la population a moins de 40 ans. Et les Tunisiens, par rapport à d’autres Africains, sont très branchés. Qui dit jeunes gens branchés dit Facebook, YouTube, Twitter… Alors que les médias traditionnels sont censurés par le gouvernement (ce qui inclut les courriels, selon une amie tunisienne qui m’affirmait surveiller ce qu’elle écrivait à ses parents), les plateformes sociales y échappent encore. Certains analystes croient que l’armée tunisienne aurait cessé de tirer sur la foule pour ne pas que ce soit filmé ou photographié en direct par des téléphones portables et partagés sur-le-champ avec toute la planète.

Est-ce que c’est vraiment ce qui a fait gagner la population contre l’armée du président? Je n’en suis pas sûr. Les régimes totalitaires n’en sont pas à une exaction près et même si c’est connu de la planète, on ne bouge pas plus. Par contre, ce qui est indéniable, c’est que depuis un certain temps le niveau d’information de la population augmente grâce à ces nouvelles façons de communiquer et ça, c’est la base de tout dans une démocratie.





luc
14 janvier 2011

Écoliers de Longueuil sur YouTube: le web, c’est le web

Mon journal local de la semaine dernière titrait « Écoliers sur YouTube: Des parents choqués et inquiets ». À l’intérieur, le journaliste diposait d’une pleine page pour s’acharner sur une des bénévoles les plus dévouées de l’école Carillon et, bien sûr, publier une photo en gros plan de ladite bénévole, telle une criminelle. Son crime? Avoir publié sur sa page Facebook et sur YouTube des montages des activités qu’elle a organisées pour ses élèves. Là où ça me dégoûte, c’est que les parents qui s’en sont plaints avaient pourtant signé une autorisation!

Techniquement, le document que ces parents ont signé concerne l’autorisation de publier des photos de leurs enfants sur le site web de l’école. Mais ça, c’est l’ère du web 1.0! Aujourd’hui, les réseaux sociaux font partie des stratégies web des entreprises et des institutions. Le site web lui-même et les interventions sur les plateformes sociales ne sont pas des silos indépendants: l’un alimente l’autre et vice versa. Par exemple, les nouveautés sur le site web sont annoncées dans la page Facebook, les derniers twits sont affichés sur le site web, etc. Même du point de vue de la réalisation technique, on mêle tout: pour des raisons de bande passante, les vidéos d’un site sont hébergés sur YouTube, les photos sont sur Flicker…
Faire une distinction entre le site web d’une école et le web tout court est futile. Dans cette affaire, les parents qui ont donné leur autorisation pour ensuite se plaindre n’ont pas fait leurs devoirs. Le web, c’est le web!

L’article en question: Des photos de vos enfants sur YouTube?