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Hugues Beaumont
18 mars 2009

Le Darwinisme à l’ère de l’informatique

Lorsqu’il a élaboré sa théorie de la sélection naturelle, Charles Darwin ne se doutait probablement pas que l’on y trouverait, plus de cent ans après sa mort, de nouvelles applications. Ça saute pourtant aux yeux : encore de nos jours, ce sont les organismes qui s’adaptent le mieux à leur environnement qui survivent. Cependant, il appert que tous les domaines ne l’ont pas compris et certains résistent encore aux changements de fond qui s’opèrent dans leur marché. À titre d’exemple, pensons au RIAA et au CRIA qui combattent encore le changement de paradigme au niveau de la musique. Ou encore aux informaticiens qui refusent toujours d’intégrer des logiciels libres dans leurs activités quotidiennes.

Un refus d’adaptation qui fait couler de plus en plus d’encre (réelle ET virtuelle) depuis quelques mois est celui des « médias traditionnels » (journaux, télévision, radio, …) face à ce que l’on appelle les « nouveaux médias » (blogues, Twitter, podcast, …). Les gros bonnets de chacun des deux camps se renvoient continuellement la balle, affirmant que l’autre  ne comprend pas ce que le lecteur veut réellement. Mais quand on critique, il faut également être prêt à applaudir les bons coups de nos « adversaires ». C’est pourquoi je tiens à mentionner l’excellente initiative de Cyberpresse, qui s’est créé cette semaine 3 comptes Twitter : un pour l’actualité, un pour le sport et un pour la technologie. Ayant décidé de suivre les deux derniers, je peux dire que c’est prometteur. Cet après-midi, Guy Carbonneau s’adressait aux médias à 14h pour la première fois depuis son congédiement. Au lieu de recevoir uniquement un message m’invitant à aller lire le compte-rendu sur le site de Cyberpresse, j’en reçois trois :

  • cybsports : Q à Carbo: «Sur une échelle de 1 à 10, combien as-tu été surpris?» Réponse: «12»36 minutes ago from web
  • cybsports : Carbo: «Je ne peux pas dire qu’il y avait des signes précurseurs de ce qui est arrivé»34 minutes ago from web
  • cybsports : Carbo à propos de son manque de communication avec ses joueurs: «Une communication, ça se fait à deux…»27 minutes ago from web

Pour ce qui est du fil techo, il m’a fait découvrir 2 articles fort intéressant, que j’aurais en temps normal sauté au profit de billets de blogues :

  • technaute : La crise est-elle favorable aux logiciels libres? http://tinyurl.com/ca9pp9 environ 4 heures ago from twitterfeed

Si (et je dis bien SI) La Presse persévère dans cette voie, et si elle va jusqu’au bout dans sa démarche en utilisant Twitter afin d’interagir avec les lecteurs (et pas seulement promouvoir ses articles… Après tout, qui veut d’un prof qui n’invite pas ses étudiants à poser des questions après un exposé magistral ?), alors La Presse survivra.





Hugues Beaumont
26 février 2009

Logiciel libre ou sur-mesure ?

Ce n’est pas nouveau en informatique, les flamewars et les engueulades ont toujours été le lot quotidien de l’informaticien. « Windows c’est de la merde! Linux FTW! », « Mac c’est ben mieux que PC » ou encore « IE sucks. Vive Firefox ! », ça vous dit quelque chose ?

Une controverse, un peu moins en spotlight celle-là, concerne le développement des sites et d’applications web: qu’est-ce qui est le plus intéressant pour un client, une application basée sur des logiciels GPL ou une application sur-mesure ?

Jusqu’à tout récemment, j’étais d’avis que l’option GPL menait invariablement à de la cochonnerie. Des sites trop compliqués et mal adapté au client, plein de trous de sécurité, difficilement extensible… De l’autre côté, les détracteurs du sur-mesure ont des arguments très défendables : coût de sortie plus élevé car absence de communauté pour maintenir le code, plein de trous de sécurité car pas autant testé…

Une discussion franche hier midi avec une personne influente du milieu que je respecte beaucoup m’a cependant fait adoucir ma position. Ma curiosité a été piquée et j’ai décidé d’installer les dernières versions de Drupal, WordPress et Magento afin de voir où ces projets en étaient rendu. Je dois dire que j’ai été très impressionné par les fonctionnalités offertes par ces logiciels, et je vois très bien comment ils pourraient constituer une solution avantageuse pour certains types de clients. Au lieu de partir sur de longues explications ici, je vous invite à lire cet excellent billet de Nicolas Roberge, qui résume parfaitement ma (nouvelle) vision sur la question. Je résumerais en disant simplement qu’il s’agit de déterminer ce qui est le plus rentable pour chaque client: que l’application Web s’adapte à ses processus internes, ou que ses processus internes s’adaptent à la solution informatique.

Vraiment, il y a de la place pour les deux types de solutions.





Hugues Beaumont
5 février 2009

Pour nous suivre sur Twitter…

Pour les intéressé(e)s, vous pouvez suivre l’équipe de rédaction de OnFaitDuWeb sur la plateforme Twitter. Nos contacts sont :

@HuguesBeaumont
@lacroixma (Marie-Andrée Lacroix)
@FrancoisViens
@tsukassa (Pierre-Paul Lefebvre)

Pour ceux qui ne sont pas encore sur Twitter… Il serait temps :-)

UPDATE : ah oui, il y a aussi @quiboweb !





Hugues Beaumont
3 février 2009

J’ai un nouvel ami !

Petite démonstration impressionnante de l’équipe Boffswana, en Australie… Il s’agit de réalité augmentée (est-ce la traduction officiellement acceptée de « Augmented Reality » ?), ou comment améliorer « virtuellement » la réalité. Si vous avez une webcam, je vous invite à aller essayer vous même la démonstration : pas besoin de télécharger quoi que ce soit, tout est utilisable à même le browser, grâce à une petite application Flash. Si vous n’avez pas de webcam, vous pouvez toujours regarder la vidéo qui vous montre ce que vous manquez. Enfin, on a trouvé une raison de ressortir nos vieilles webcam qui prennent la poussière depuis trop longtemps !

Ci-contre, moi et mon nouvel ami.

UPDATE : Moi, je suis celui à gauche…





Hugues Beaumont
2 février 2009

Publicités du SuperBowl – Une mode qui s’essouffle ?

Il n’y a pas si longtemps, les amateurs de publicités devaient se rabattre sur les festivals, les émissions spécialisées et le SuperBowl pour écouter des commerciaux de haute qualité. Depuis la montée en force de la vidéo sur le Web, nous avons un moyen beaucoup plus pratique d’écouter ces perles d’originalité. Les publicités du SuperBowl sont souvent très bonnes, mais pour être bien honnête, une petite séance de YouTube va me permettre d’en voir des aussi bonnes – et parfois même meilleures – à l’infini, et quand je le veux.

Pour l’annonceur, se payer le SuperBowl perd un peu de sa signification. Traditionnellement, ils voyaient deux grands avantages à annoncer au SuperBowl :  

  • Rejoindre une très grande partie de la population américaine;
  • Capter l’attention du téléspectateur, qui VEUT regarder les pubs, contrairement à son habitude.

Une bonne publicité sur YouTube peut avoir exactement les mêmes avantages – et même plus :

  • Si la publicité est suffisamment originale, elle voyagera non seulement dans plusieurs foyers américains, mais également en Europe, en Asie, au Canada, etc.
  • Le client potentiel sera tout autant attentif à la publicité, et peut-être plus s’il se l’est fait recommander par un ami. (Point-de-vue intéressant sur le sujet)

De plus, j’ajouterais également deux avantages aux vidéos YouTube face à ceux du SuperBowl :

  • Il coûte beaucoup moins cher de diffuser un commercial sur YouTube que pendant le match décisif du footbal américain – environs 100,000$US de moins par seconde (Source : TQS.ca);
  • Les annonceurs peuvent se permettre d’aller un peu plus loin lorsqu’ils ne sont pas censurés par les grands réseaux de télévision.

Pour illustrer ce dernier point, voici une vidéo de la PETA qui a été bannie du SuperBowl et qui s’est donc retrouvée sur YouTube. Imaginez-vous que cette publicité a ainsi fait couler beaucoup plus d’encre que n’importe quelle autre n’ayant PAS été bannie.

D’autres publicités qui font actuellement fureur sur le Web :

On est loin des vieilles publicités de bière des années 80 !