Une occasion ratée pour les Canadiens de changer le monde
Research in Motion (RIM), le fabricant du BlackBerry, est dans la mire des projecteurs ces temps-ci. Une des forces dont se targue RIM est l’encryption des courriels envoyés et reçus sur l’appareil. Mais justement: ça empêche l’Arabie Saoudite de surveiller toutes les communications sur son territoire. Alors au nom de sa sécurité nationale (lire: sécurité du pouvoir totalitaire en place), elle a sommé RIM de lui fournir les codes d’accès des utilisateurs sous peine d’interdire les services de messagerie sur son territoire dès vendredi dernier.
Pour sauver un marché de 700 000 utilisateurs, RIM a finalement accepté de collaborer, quoiqu’elle demeure encore vague sur la solution envisagée. C’est à mon avis une belle occasion ratée pour un géant des technologies d’utiliser son influence pour améliorer le sort du monde. Ce n’est pas comme si RIM était en difficulté financière et n’avait aucune marge de manoeuvre…
Google, à l’inverse, mérite mon admiration: elle avait menacé de se retirer de la Chine en janvier dernier après avoir déjoué une manoeuvre non avouée du gouvernement chinois d’accéder aux comptes de militants pour les droits de l’homme. RIM est une entreprise canadienne? Chut, que ça ne se sache pas!