Nouveautés sur le blogue

olivier
31 août 2010

Un t-shirt viral? OMGWTF!

Dans le monde merveilleux des geeks, le t-shirt est depuis longtemps un outil de communication, une sorte d’affiche vivante qui clame les convictions technologico-philosophiques de celui qui la porte.

Avec la rentrée et la saison des Camp, l’équipe de QuiboWeb a décidé d’apporter sa contribution à cette élégante tradition. François, Serge et moi-même avons organisé un brainstorming sans pitié duquel sont sortis quelques concepts originaux. Le premier, dont j’ai conçu le design, ornait les fières poitrines de nos représentants au WordCamp Montréal qui a eu lieu les 28 et 29 août.

Alors que la plupart des participants à l’événement avaient revêtu le gaminet officiel frappé du légendaire W, nos agents infiltrés se distinguaient par la touche locale et le double clin d’œil au concurrent Drupal et à une certaine série éliminatoire.

C’est précisément cette connivence qui donne à ces t-shirts leur potentiel viral. Prenez une niche comme le développement sous WordPress (si ces mots sont du chinois pour vous, vous êtes hors de la niche), une référence sportive douloureuse encore fraîche et un microcosme hyper-local comme Montréal : tous les éléments sont rassemblés pour resserrer les liens du clan!

On se revoit (en t-shirt) au DrupalCamp, au MediaCamp, au PodCamp, au IdentityCamp et autour du feu de Camp!



luc
13 août 2010

Une occasion ratée pour les Canadiens de changer le monde

Research in Motion (RIM), le fabricant du BlackBerry, est dans la mire des projecteurs ces temps-ci. Une des forces dont se targue RIM est l’encryption des courriels envoyés et reçus sur l’appareil. Mais justement: ça empêche l’Arabie Saoudite de surveiller toutes les communications sur son territoire. Alors au nom de sa sécurité nationale (lire: sécurité du pouvoir totalitaire en place), elle a sommé RIM de lui fournir les codes d’accès des utilisateurs sous peine d’interdire les services de messagerie sur son territoire dès vendredi dernier.

Pour sauver un marché de 700 000 utilisateurs, RIM a finalement accepté de collaborer, quoiqu’elle demeure encore vague sur la solution envisagée. C’est à mon avis une belle occasion ratée pour un géant des technologies d’utiliser son influence pour améliorer le sort du monde. Ce n’est pas comme si RIM était en difficulté financière et n’avait aucune marge de manoeuvre…

Google, à l’inverse, mérite mon admiration: elle avait menacé de se retirer de la Chine en janvier dernier après avoir déjoué une manoeuvre non avouée du gouvernement chinois d’accéder aux comptes de militants pour les droits de l’homme. RIM est une entreprise canadienne? Chut, que ça ne se sache pas!



olivier
5 août 2010

BP : logo-catastrophe

Le 20 avril 2010, une fuite de méthane provoque une explosion sur une plateforme de forage au large de la Louisiane, dans le golfe du Mexique. La suite est connue : le pétrole brut se met à jaillir du sous-sol marin, provoquant ce qu’on considère comme l’une des pires catastrophes pétrolières de l’histoire. Au moment où ces lignes sont publiées, on n’ose même pas encore croire que le problème soit réglé.

En marge des conséquences écologiques, humaines, politiques, économiques ou philosophiques de cette catastrophe, les internautes manifestent depuis presque quatre mois leur inquiétude et leur écœurement. La firme BP, responsable de ce saccage, est logiquement devenue la cible de toutes les attaques virtuelles, et son logo est passé par toutes les couleurs.

Ironiquement, la pétrolière britannique avait complètement remanié son image en 2000, illustrant ce grand courant hypocrite qui consiste à se doter d’un logo floralo-hippie alors qu’on est partiellement responsable de la pollution des océans, de la dégradation de l’atmosphère, de l’expropriation de certaines populations autochtones, de l’anachronique dépendance au pétrole, et d’autres méfaits encore impunis.

Sur le Web, les parodies du logo sont tellement nombreuses et créatives qu’il a fallu faire une sélection impitoyable pour n’en présenter ici que 42! Détournement du logo BP : notre sélection.

















Vous constatez que les graphistes rivalisent d’ingéniosité pour donner un nouveau sens aux lettres « BP » : British Polluters, Beautifool Planet, Best Practice, Bad Publicity, Big Problem, Be Prepared, Boycott Petroleum, Back Pedalling, Bad Planning, Beyond Preparedness, Bold Pollution, Broken Promise, Biosphere Poisoners, Black Poison, Bleeding Planet, Blinded by Profits, Breakable Pipes, Backwardly Proactive, Beach Petrol, Bribing Politicians, Beyond Pandora, Boiling Point, Black Process, Better Pray.

Ajoutons celle-ci : Belles Parodies!

* * *

D’autres galeries sur ce thème : LogoMyWay / About.com / PapyGeek / Topito / Dinesh



Gaëlle Despoulain
5 août 2010

L’informatique selon Hollywood

Bienvenue dans le monde merveilleux du cinéma : aujourd’hui j’ai eu envie de faire un article sur les multiples petits détails comiques que l’on peut trouver dans un film quand on s’y connaît un peu en informatique.

Vous êtes libres d’en ajouter dans les commentaires, je pense qu’il doit en exister encore beaucoup d’autres !

1. À Hollywood, quand l’ordinateur central bogue, c’est le bâtiment entier qui explose.

2. Tout dysfonctionnement se signale par un grand éclair, un nuage de fumée, une pluie d’étincelles et une explosion (cf. la remarque au-dessus).

3. Les vaisseaux alien ont un système Windows. On peut y uploader n’importe quel virus pour anéantir la totalité de la civilisation extra-terrestre.

4. Les vaisseaux alien ont également des branchements compatibles USB pour le pirater à l’aide du premier ordinateur portable venu.

5. En zoomant, on arrive à voir le visage du méchant qui se reflète dans la goutte d’eau de la vitrine d’en face sur une photo de 16×16 pixels.

6. Chaque fois qu’un personnage se trouve devant l’écran, l’image de celui-ci se reflète sur son visage.

7. Tous les ordinateurs ont une interface graphique mais personne n’utilise jamais de souris. C’est tellement plus sexy d’entendre le petit tap-tap-tap-tap-tap-tap digne des machines à écrire d’avant-guerre des claviers hollywoodiens.

8. Une imprimante sort une page intégralement en couleur en 2 secondes.

9. Tous les héros bioniques / machines de guerre ultra-perfectionnées / androïdes du futur fonctionnent avec de vieilles commandes MS-DOS.

10. Les robots ont des IA tellement perfectionnées qu’ils sont capables de réactions aussi caractérielles que les humains, même s’ils consistent en 2 transistors branchés sur une conserve à roulettes.

11. Les robots présentés comme le summum de la technologie / de l’intelligence artificielle ont toujours un design Apple.

12. Les traitements de texte n’ont jamais de curseur.

13. « Permission denied » ? Pas de problème, il y a une fonction « ignorer ».

14. Les informaticiens de génie travaillent toujours au fond d’une cave, faiblement éclairée, sur un fauteuil miteux et entourés d’écrans et de gros câbles électriques (sans oublier les milliers de cartons de pizza vides).

15. Quand l’intelligence artificielle bogue, elle devient toujours sadique et meurtrière.

16. Quand un informaticien dit que c’est impossible, c’est juste que ça lui prend 2 minutes de plus, en plan large et avec une petite musique angoissante.

17. Quand on reçoit un courriel, l’ordinateur se prend pour un fax : un gros pop-up s’ouvre automatiquement sur tout l’écran avec un gros « Dong ».

18. Quand on tape le nom d’une personne sur Google, il y a toujours des dizaines de pages qui parlent d’elle, dont des tas de pages de journaux numérisées.

19. On n’a jamais besoin d’éteindre l’ordinateur (sauf en cas d’urgence, et dans ce cas on débranche la prise).



olivier
22 juillet 2010

10 idioties virales qu’on ne veut plus voir

Nous savons aujourd’hui que le H1N1 était une fausse alerte et que la pandémie annoncée n’a pas eu lieu. Mais il existe un autre genre de danger viral dont la souche est méconnue mais les effets, dévastateurs. Voici le palmarès des dix dérapages viraux du Web, le panthéon des imbécilités contre lesquelles on se ferait vacciner tout de suite…

1. Information vitale… non vérifiée
Un vieux classique qui date des débuts du courriel mais qui ressurgit à chaque nouvelle génération d’internautes. Un(e) ami(e) vous transmet un long message contenant une information «qui peut sauver des vies», ou encore d’un nouveau virus «qui détruira toutes vos données». Outre son côté fortement improbable, il est clair que cette information ne repose que sur la crédulité de ceux qui la partagent. Mais comment savoir si c’est un canular?, demande le peuple. Eh bien mes amis, il existe des sites pour ça!

lip dub

2. Lip dub
Déjà mentionné dans mon billet sur la crise de créativité, le lip dub est l’exemple même de l’idée géniale qui devient insupportable à force d’être reprise. Dans cette catégorie, on peut même lister ce qu’on ne veut plus jamais jamais voir ni entendre : une millième exploitation de I got a feelin’ (Black Eyed Peas), des sourires gênés qui semblent dire «je me ridiculise publiquement parce que c’est bon pour ma carrière», une mise en scène pataude digne d’un camp de vacances sans budget, une caméra qui bouge pour «faire jeune», des logos subtilement brandis pour promouvoir la compagnie/l’école, et, surtout, l’absence totale de nouvelle idée.

3. Image de chaton
Avant le Web, les gens savaient-ils que les chatons existaient? C’est ce qu’on se demande à la vue des millions de photos de chatons qui s’échangent sur la toile. En 2010, il faudrait vraiment que votre photo de minou soit incroyablement originale/créative/absurde pour qu’elle étonne encore quelqu’un. Désolé.

chaîne de lettre

4. Chaîne de lettres
Comme beaucoup de canulars ou d’arnaques virtuelles, les chaînes de lettres sont apparues avec la démocratisation des courriels. Elles s’en prennent directement à votre bon cœur, à votre culpabilité, à vos peurs ou à votre cupidité. Un jour, on vous demande de sauver une fillette atteinte d’une maladie rare. Le lendemain, vous êtes sur le point de gagner un million de roupies à la loterie espagnole (les plus cultivés d’entre vous ont repéré la fraude). Et le jour suivant, c’est une mère de famille qui vous demande de retrouver sa fille de trois ans en vous envoyant sa photo, prise en 2002. Mais le meilleur est toujours à la fin, dans le paragraphe où sont détaillées les menaces qui pèsent sur vous si jamais vous ne transmettez pas le message. De nombreuses parodies sont apparues au cours des années et leurs auteurs s’en donnent à cœur-joie : si tu n’envoies pas ce message à 8500 personnes dans les dix prochaines secondes, un dinosaure venu de l’espace viendra bouffer toute ta famille demain à 17 h 30

PowerPoint

5. Blague au format PowerPoint
La meilleure façon de perdre vos amis? Envoyez-leur un courriel avec, en pièce jointe, un fichier PowerPoint bien lourd. Une fois ouvert, ce diaporama racontera une blague usée, chaque «slide» étant surchargée de photos floues et de cliparts animés créés en 1998 par des informaticiens dépressifs. Il est important que chaque image illustre ce qui est écrit juste à côté, au cas où vos lecteurs ne comprendraient pas le sens des mots «maison» ou «canard». Votre présentation «multimédia» devra s’étirer le plus possible pour que même le plus lent des lecteurs ait deviné le punch avant qu’il arrive. Une musique électronique quétaine pourra avantageusement accompagner l’œuvre. Et bien sûr, vous prendrez soin d’afficher votre nom en guise de générique de fin, pour que vos amis vous associent jusqu’à la mort au moment magique que vous venez de leur faire vivre.

pétition

6. Pétition
Je n’ai rien contre les pétitions, qui sont un moyen efficace de faire entendre une opinion collective. Par contre, quand vous recevez par courriel une pétition au bas de laquelle on vous demande d’inscrire votre nom avant de la transmettre à tous vos contacts, il est de votre devoir de vous questionner : si tout le monde en fait autant, comment pourra-t-on compiler tous les noms? Poser la question, c’est y répondre. Rassurez-vous, il existe maintenant des sites qui résolvent ce problème.

7. Rick Astley
Ai-je besoin de m’expliquer? Si vous insistez vraiment, cliquez ici.

boucle

8. Vidéo en reprises
Au chapitre du tapage-sur-les-nerfs, n’oublions pas le vidéoclip d’une minute qui montre douze fois la même seconde, au ralenti, en avant, en arrière, en image fixe, agrandie, avec des commentaires, avec des bruitages, etc. L’origine de ce genre de production est à chercher quelque part entre la télé-poubelle américaine et les abrutissants jeux télévisés japonais, mais le résultat est généralement un chef-d’œuvre de sensationnalisme.

cerveau

9. Message humanistico-existentiel
Juste après la pornographie, la pop-psycho semble être la plus grande bénéficiaire du développement d’Internet. En plus de l’arsenal de sites, de quizz et autres forums peu recommandables consacrés au «nouvel âge», l’internaute tombe parfois sur des messages existentiels transmis par courriels ou via des réseaux sociaux. Dans un style pompeux à souhait, ces messages criblés de fautes d’orthographe martèlent ce que vous soupçonniez déjà, à savoir que les amis sont plus importants que l’argent, ou que le pouvoir de la volonté est infini. Notons au passage que c’est souvent dans ce contexte qu’on observe les expérimentations typographiques les plus pathétiques. Inévitablement, la métaphore cucul se conclut par un «transmettez ce message à vos amis pour qu’ils sachent que gna-gna-gna…». Juste au cas où vous auriez encore des amis…

vidéo

10. Vidéo «authentique»
Un ami vous envoie un clip vidéo «capté sur le moment» qui montre quelque chose de tellement incroyable que vous le transmettez immédiatement à tout votre réseau. Malheureusement, deux minutes de recherche vous auraient permis d’apprendre que cet exploit aérien est une publicité pour une marque de vêtements, que cette incroyable glissade est une création de Microsoft ou que les téléphones cellulaires n’éclatent du maïs que dans les vidéos d’un fabricant d’accessoires de téléphone.

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Profitons de cette occasion pour rappeler qu’en 2010, toutes les vidéos – sauf peut-être celles que vous tournez vous-même – se retrouvent sur YouTube ou autre plateforme du même genre. Même chose pour les photos : il y a un milliard de sites pour ça. On n’envoie donc plus ces grosses pièces jointes qui engorgent nos poubelles, mais des HY-PER-LIENS.